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Pourquoi avoir accepté le rôle de marraine de Mon Premier Festival ?
Je ne fonctionne qu’au coup de cœur et ce festival en est vraiment un. J’adore ce concept où, pendant les vacances de la Toussaint, on peut emmener ses enfants voir des films adaptés à leurs âges, dans des tas de salles arts et essais dans tout Paris. Et en plus il y a plein d’animations autour des films, des ateliers, des rencontres et des débats… J’étais venue au festival lors de sa création et j’avais adoré. Je ne me suis donc pas fait prier quand on m’a demandé d’être la marraine de la huitième édition !

Petite, quels étaient vos films préférés ?
J’allais au cinéma une fois par mois avec mes parents. On avait un rituel : on allait dans une librairie acheter une BD puis, ensuite, c’était la séance de cinéma. J’étais une grande fan des Disney même si j’étais très émotive devant les dessins animés. Ma mère m’a d’ailleurs raconté qu’elle avait été obligée de me sortir de la salle pour Bambi tellement je pleurais ! Un peu plus grande, j’ai adoré le Roi et l’Oiseau, Peau d’âne, la Belle et la Bête, Princess Bride… Des films très différents finalement.

Tous en famille

le 26 octobre 2012 - photos : Céline Nieszawer/ Abaca

Depuis les photos parues dans Closer évoquant une possible relation entre Julie Gayet et le président François Hollande, la comédienne est plus que jamais sous le feu des médias. En octobre 2012, Julie Gayet était la marraine de « Mon Premier Festival », un événement dédié au cinéma pour les enfants. A cette occasion, elle s'était confiée sur sa vie de famille et ses deux garçons Tadéo, 13 ans, et Ezéchiel, 11 ans à l'époque.

Julie Gayet : gros plan sur sa vie de maman

Et aujourd’hui, quels genres de films allez-vous voir avec vos deux garçons ?

Je les emmène beaucoup au cinéma. A la maison, nous n’avons pas la télévision donc ils doivent aller au ciné ou regarder des DVD pour voir des films. Dès leur plus jeune âge, je leur montrais des films qui me touchaient. Vers 4 ans, ils ont vu le Kid de Chaplin et ont pleuré toutes les larmes de leur corps… Aujourd’hui, même s’ils sont préados, je continue à les accompagner au cinéma car j’aime les discussions que l’on peut avoir ensemble après le film. Parfois ce sont eux qui choisissent le film, et d’autres fois, c’est moi. L’été dernier, nous sommes allés voir Sexy Dance et Du vent dans mes mollets. Vous vous doutez lequel j’avais choisi… Mais, au final, ils ont aimé les deux films, la preuve qu’on peut avoir des goûts très éclectiques !

Vont-ils voir vos films ?

Je ne les force pas ! S’ils émettent le souhait d’aller voir des films, ils y vont. Mais ce n’est jamais moi qui les accompagne ! Cette année, par exemple, ils sont allés voir « Nos plus belles vacances » de Philippe Lellouche et ils ont beaucoup aimé. Mais il est vrai que j’ai fait peu

de films pour le jeune public. D’ailleurs, il y a quelques années, j’ai fait un téléfilm pour eux afin qu’ils comprennent mieux mon métier. Il s’agissait de « La légende des trois clés ». Je les ai emmenés sur le tournage, ils ont vu le processus de fabrication d’un film puis le résultat à l’écran.

 

Etes-vous du genre mère poule ?

Oui et non. J’essaie d’être mère poule et stricte à la fois. Je suis intransigeante sur le « bonjour », « merci », « au revoir », « ne jette pas le papier par terre » ou « range les assiettes sales dans le lave-vaisselle ». Pour les sorties, je veux savoir où ils sont, ce qu’ils font… Mais, à côté de ça, je ne veux pas du tout être une mère envahissante. Lorsqu’ils sont chez leur père (l’écrivain Santiago Amigorena, ndlr) ou en vacances, je ne les appelle pas tous les jours. Je les laisse vivre ! Je ne veux pas qu’ils culpabilisent d’être loin.

Mon Premier Festival

La 8e édition du festival de cinéma pour enfants se déroulera du 31 octobre au 6 novembre à Paris, pendant les vacances de la Toussaint. Julie Gayet y présentera ses 3 films coups de cœur : Tokyo Godfathers, Princess Bride et le ciné-concert Pierre et le loup. Beaucoup d’autres films et dessins animés seront proposés au jeune public au tarif de 4 euros la séance.
Retrouvez le programme complet sur www.monpremierfestival.org

Le père de vos fils est argentin. Ont-ils grandi dans cette double culture ?

Oui, complètement ! D’ailleurs, aujourd’hui, quand on regarde le foot, ils sont à fond pour l’équipe d’Argentine et ne soutiennent pas du tout la France !
Blague à part, ils ont vraiment grandi avec les deux langues et les deux cultures. Ils parlent couramment espagnol, c’était vraiment important pour moi. J’avais même embauché une nounou Sud-Américaine qui ne parlait pas un mot de français pour les obliger à pratiquer. Et bien évidemment, leur père leur parle en espagnol. Je trouve d’ailleurs dommage que, dans le système scolaire français, on n’enseigne pas les langues étrangères dès la maternelle. A cet âge-là, les enfants apprennent très vite et c’est un tel atout de parler plusieurs langues !

 

D’où viennent les prénoms de vos fils ?

Ce sont deux prénoms argentins. Tadeo signifie « l’aimable, l’amoureux » et je trouve ça très joli. Et c’est aussi le nom des deux grands-pères de Borgès, l’un de mes auteurs préférés. Quant à Ezéchiel, c’est en fait le prénom que devait porter leur père. Mais, quand il est né, son propre père a changé d’avis en allant le déclarer et l’a finalement appelé Santiago.  On a rattrapé l’histoire en quelque sorte ! C’était important pour moi que les prénoms aient du sens.

 

Comment avez-vous réussi à concilier votre carrière et votre vie de famille ?

J’ai toujours laissé mon travail derrière la porte de la maison. Quand je rentre le soir, je ne veux pas imposer ma fatigue ou mon stress à mes enfants. Je ne leur ai jamais beaucoup parlé de mon métier afin de les préserver. En fin de compte, tout est une question d’organisation. Quand ils étaient tout petits, je les emmenais sur les tournages, puis, quand ils ont commencé à aller à l’école, je les faisais garder si je devais m’absenter plusieurs jours. D’ailleurs ma mère est absolument géniale, j’ai une chance folle de pouvoir compter sur elle pour garder mes fils ! Mais il m’est aussi arrivé de refuser des tournages à l’étranger pour ne pas être loin trop longtemps. Pour autant, je ne peux pas dire que mes enfants aient été un frein à ma carrière, au contraire. Ma vie enrichit mon métier et inversement. J’ai la chance de pouvoir vivre de ma passion et je ne m’imagine pas une seconde être mère au foyer et aller chercher mes enfants tous les jours à 16h30 à la sortie de l’école. Mon métier me permet d’être bien dans ma tête et donc d‘être bien dans ma vie. C’est un équilibre à trouver.

 

Qu’est-ce que la maternité a changé en vous ?

J’ai appris à dire non. Avant, j’étais très « japonaise ». Je pouvais un peu tout accepter et je trouvais des formules alambiquées pour faire comprendre que je ne voulais pas quelque chose. Quand on est maman, on est obligée d’apprendre à dire non aux enfants. Et finalement, ça m’a permis de savoir dire non dans la vie !

 

Quelles valeurs voulez-vous transmettre à vos enfants ?

C’est important qu’ils respectent la différence, qu’ils soient tolérants envers les autres. J’essaie aussi de les ouvrir au maximum sur la complexité de la vie, qu’ils aient une vision nuancée des choses. Ils doivent apprendre à être libres mais responsables. Je n’ai pas peur de leur parler de la mort, de leur dire que peut-être demain je ne serai peut-être plus là. Ils doivent vivre comme s’ils étaient immortels, profiter de chaque instant,  tout en sachant que tout a une fin.

Vous avez été cette année présidente du jury de la « Queer Palm », un prix cannois pour récompenser un film parlant des problématiques gays. Quel est votre position sur l’adoption pour les couples homosexuels ?

Pour moi, il n’y a pas de débat, c’est une évidence que les couples homosexuels puissent adopter. Avec toutes les horreurs qui peuvent se passer dans certaines familles, comment des couples hétéros peuvent-ils donner des leçons sur la parentalité à des couples homos ? Etre parent, c’est
avant tout donner de l’amour et les gays
peuvent en donner tout autant. On parle de
l’absence de la figure du père ou de la mère lorsque
les deux parents sont du même sexe, mais c’est un
faux problème. Les enfants trouvent d’autres
référents avec un professeur, un grand-père,
un ami des parents… Je suis contente que le
débat s’ouvre enfin sur le sujet.

 

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" La maternité m'a appris à dire non"

Julie Gayet

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